La gestion des catastrophes naturelles vue par l’entreprise Eptisa, qui possède une vaste expérience en gestion de projets liés à cette problématique.

Auteurs: Mª Ángeles Ramos et Fernando Mendizábal

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Au Laos, la déforestation massive et les effets du changement climatique ont conduit à une augmentation progressive des inondations, causant un important impact social, environnemental et économique dans des zones rurales et d’urbanisation croissante. Au Cambodge, les conditions climatologiques extrêmes sont les principales causes des inondations, provoquant des pertes de vies humaines et de graves dégâts agricoles. Leur contrôle est crucial pour promouvoir le développement économique du pays et éviter les impacts négatifs sur les populations.

Alors que les inondations annuelles causées par les moussons dans la Péninsule d’Indochine ont des bénéfices significatifs, les plus sévères provoquent de graves dégâts pour les populations, les infrastructures et l’agriculture, interrompent les activités économiques et mettent en danger la santé humaine. Nous pouvons citer par exemple celles de 2008, le typhon Ketsana en 2009 et les typhons Haima et Nock-Ten en 2011. Le coût moyen annuel des inondations dans le bas bassin du Mékong s’estime à 80 millions d’euros.

L’Espagne a une vaste expérience liée à la Gestion Intégrée de Ressources Hydriques qui a été appréciée et demandée par plusieurs pays dans le monde. Faisant de la nécessité vertu, la casuistique climatologique, hydrique et de gestion de l’eau tout au long de l’histoire et de la géographie espagnole ont facilité la possibilité de partager notre savoir-faire.

Chez Eptisa nous avons de l’expérience en Amérique Latine, en Asie et en Afrique, et il est important de tenir compte de certains éléments clés au moment de mettre en valeur le savoir-faire acquis dans d’autres contextes. Sans aucun doute, les solutions doivent être adaptées à la situation sociale, économique et environnementale de chaque pays en tenant compte de l’idiosyncrasie locale. Pour cela, la conformation d’équipes de travail combinées au personnel local apporte des garanties dans ce sens. Bien que les étapes à suivre soient connues (gouvernance, suivi, contrôle, technologie, gestion par bassins…) les solutions sont différentes pour chaque cas et sont déterminées par l’adaptation au contexte.

Nous travaillons dans cette optique sur le continent asiatique, où la préoccupation pour les évènements extrêmes est de plus en plus conséquente, non seulement pour les pays eux-mêmes mais aussi pour les organismes internationaux. Au mois de janvier dernier nous avons participé à un workshop international en Inde traitant de « la gestion intégrale de l’eau pour réseaux d’irrigation et gestion d’inondations ». Nous avons pu constater les avancées réalisées dans ces pays, le haut niveau d’implication des institutions, mais aussi tout ce qu’il reste à faire.

La préoccupation pour les évènements extrêmes est de plus en plus conséquente, non seulement pour les pays eux-mêmes mais aussi pour les organismes internationaux.

Nous nous occupons actuellement de la gestion du risque d’inondations au Laos et Cambodge (Péninsule d’Indochine), qui avec la Thaïlande et le Vietnam intègrent la Mékong River Commission (MRC), dont la mission est la gestion commune des ressources naturelles partagées du bassin. Son objectif est de garantir que l’eau du bassin du fleuve Mékong soit gérée de la façon la plus efficiente possible, bénéficiant les pays membres et minimisant ses effets nocifs sur les personnes et l’environnement. Au Laos nous réalisons des études détaillées dans les bassins des fleuves Sebangfai et Sebanghieng, en prouvant comment ils sont affectés par les nappes produites par les crues du Mékong, et au Cambodge dans les bassins du fleuve Stung Pursat et celles qui sont proches du lit principal du Mékong, avec de nombreuses infrastructures hydriques de protection des cultures de riz.

De plus, nous soutenons la Mekong River Commission dans sa gestion du risque d’inondation en proposant des améliorations pour la modernisation du réseau hydrométéorologique, en créant des modèles de prévision d’inondations et en perfectionnant les systèmes de communication et d’alerte que l’administration doit fournir à la population. Bien que l’échelle et la précision de l’information accessible pour ces travaux soit inférieure à celle dont nous disposons en Espagne, ce qui rend difficile son développement, la collaboration avec les institutions, les partenaires, et le personnel local nous permet de trouver des solutions aux difficultés. Chez Eptisa nous apprécions sans aucun doute la possibilité de mettre en valeur l’expérience espagnole, contribuant techniquement à préserver la valeur environnementale du bassin du Mékong et à réduire les risques et impacts sur la population.

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